« Africomania »

« Africomania »

« Africomania » est encore une suite de sculptures et dessins mais cette fois « expérientiels », à la limite du champ de mes préoccupations. Une boucle en sérendipité, pour aller chercher au cœur d’une digression le point de vue géométral différent pour débloquer la progression naturelle, naturelle c’est à dire dans un procès endogène, d’une œuvre en boucle à cette époque , inhabitable en quelque sorte..

L’idée était qu’un plasticien pouvait se glisser sous les marques signalétiques d’un genre quelconque dès lors qu’il s’inscrirait dans une typologie de formes familières et participerait d’une technologie de mise en œuvre connue  par lui-même .Combien le font pour enfourcher les tendances portées par les instances culturelles faisant autorité….

Imprégné depuis l’enfance de la statuaire de l’Afrique noire et connaissant les techniques du modelage et du moulage, enseignées par mon père, et ce dans les règles de l’art, et  répliquant la statuaire médiévale de Catalogne Nord depuis quelques années déjà pour les communes de notre département sous contrôle des Monuments Historiques, j’avais toutes les cartes en mains pour tenter l’expérience.

Le résultat fut étonnant, participant d’une destination prévue, l’œuvre pouvant être assimilée à l’œuvre en référence quelque chose venait s’indiquer au bord du discours de l’idem, comme une résurgence « d’ipséité » , démarquant la statuaire de l’art. Il y a quelque chose d’irréductible dans l’acte de création, quelque chose que l’on « ne peut nommer », et qui habite un objet, quelque soit sa destination ou son inscription sociale, la mémoire qu’il présuppose et celle qui est au travail, quelque soit le niveau de sa reconnaissance et les registres formels et sémiotiques qu’il engage , lorsqu’il est habité il rayonne, il résonne pour le sujet qui le voit et qui l’entend….

 

 

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