La peinture avant l’œuvre…

Quand je peins, je n’ai jamais le souci de faire une « œuvre d’art » sinon de faire « ma peinture ».
Avant que celle-ci ne se travestisse en œuvre d’art, avant qu’elle ne s’engage dans une destination sociale sous cette appellation pour être reconnaissable dans un champ de communication, par le plus grand nombre, elle est un espace d’action et de pensée singulier, et donc différent.
Pour être repérable, sinon en tant que telle mais en tant « qu’œuvre d’art », et sans se parer dans son corps pictural des marques signalétiques du genre, il faut que je lui invente un espace de médiation convenable, c’est à dire accepté par le plus grand nombre .
Je ne veux rien céder, ne faire aucune concession quant à la nature intrinsèque de cette action « de peindre « , alors je l’installe dans le regard de l’autre, je la contextualise dans mon site comme dans l’investissement d’un lieu d’exposition,, comme une unité sociale lisse et repérable mais habitée par ses signaux actifs qui soulèvent le voile des convenances vers l’unité essentielle de ma peinture, dont je me vis comme l’origine.

NB
La peinture comme terme générique de toutes les formes d’expression créative.

pourquoi un site ?

Un site pour sortir de l’atelier…
Un site pour percer cette bulle d’harmonie rassurant ma perception d’un monde de plus en plus effrayant, un trou dans « mon monde à côté du monde … »
Une interface dont il me reste a construire la territorialité, dont il me reste à fabriquer les frontières pour en dessiner les contours et me permettre d’en ébaucher une distanciation identitaire.
Un site comme cordon entre le rapport intime et social au monde.
Un territoire identitaire en dehors de moi-même et dont les frontières perméables favoriseraient la transversalité des échanges.
un site pour mettre l’autre au centre de ma gravité, pour passer d’une endogénéité à une hétérogénéité de la trajectoire de ma peinture et de moi-même…

Enfin un site qui serait plus qu’un outil mais un langage, pour construire et agencer l’image inventée de ma peinture dont la nature intrinsèque reste irréductible …

Taller 13

Taller 13

 

« illisible »

Dans l’histoire de l’art, l’écriture et la peinture ont souvent été mêlées. elles ont souvent revêtu un caractère hermétique .
Le peintre Joseph Mauréso, qui installe ses peintures de la suite « illisible » à la galerie 13
participe de cette tradition marginale mais de façon singulière :
Quand il peint, Il parle et ce qu’il dit, il l’écrit sur sa peinture dans une écriture brouillée, qu’il demeure incapable de déchiffrer lui-même.
Les paroles s’envolent et ne durent que le temps de leur secrète énonciation .
Elles sont la trace graphique d’un rapport intime au monde, qui s’affiche en frontalité dans le rapport social comme motif de la peinture, sans pour autant se dévoiler.
Pour ce peintre, la peinture comme l’écriture ne se donnent pas à comprendre, seulement à investir par chacune et chacun à l’aune de sa propre histoire.

La mixité, l’échange, la transversalité, la porosité, le métissage , autant de valeurs fonctionnelles pour ce peintre profondément attaché à son territoire Nord Catalan qui ne pouvait que s’inscrire en résonance dans la galerie d’André Rober.

« actions performatives »

« actions performatives »

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Oui pour la transversalité des pratiques

peinture, sculpture, poésie, musique,  danse et pratiques réflexives…

Dérives de raison – YouTube

https://www.youtube.com/watch?v=Gcwf2QBSoBE
22 avr. 2014 – Ajouté par Raphael Maureso

Vidéo de présentation de Dérives de Raison, dans la chapelle de la Funeraria, au Campo Santo de Perpignan …

Dérives de Raison: Six artistes en quête de liberté – YouTube

https://www.youtube.com/watch?v=5ayMOPa0bqY
12 mars 2015 – Ajouté par patgrigri

Dérives de Raison: Six artistes en quête de liberté un film de Patrick Noël A propos du projet collectif et du …