« Le trou dans l’appeau » d’après un texte poétique d’Evelyne Maureso.
installation de peintures – géotextile / acrylique – et de sculptures -noisetier / cordelette de chanvre / latex naturel
Maison de la Catalanité à Perpignan
« Le trou dans l’appeau » d’après un texte poétique d’Evelyne Maureso.
installation de peintures – géotextile / acrylique – et de sculptures -noisetier / cordelette de chanvre / latex naturel
Maison de la Catalanité à Perpignan
« Closques » stratifié polyester 250×120
installation dans le hall d’entrée de l’hôpital du Val de Grâce à Paris – 2009
Incongrue, cette exposition de « Closques », interprétée contextuellement comme exposition de « cloques », je rappelle que nous sommes dans un hôpital, pas n’importe lequel d’ailleurs puisqu’il s’agit du Val de Grâce. L’œuvre colossale d’Ipousteguy , magnifique allégorie de bronze prévue pour ce lieu emblématique, a du supporter un temps la promiscuité de mes coquilles vides, restes d’un drôle de repas, celui de la formation elle-même d’une œuvre, dans l’ombre de son atelier.
Œuvre repérée par mon amie Isabelle Bory, puis introduite dans ce lieu d’art atypique improvisé , dans son hall d’entrée aux proportions impressionnantes et à l’architecture étrange. Ce fut un plaisir pour moi bien sûr de travailler cette ambiguïté, de construire et d’agencer une poétique d’espace en tenant compte, à la fois de la structure architecturale, un chapelet d’ilots coniques de briques plates, et à la fois du territoire en élévation de mes cuillères de ciel ( comme elles furent interprétées…).
Des pupitres étaient disposés sur le parcours pour donner à lire des textes poétiques d’Évelyne Maureso, qui ont comme d’habitude constitué des clés, non pas pour comprendre ce qui n’est pas à comprendre, mais des clés pour investir cet espace exotique en ces lieux….
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Présentation de l’expo
Présentation de l’exposition
géotextile / acrylique 180x90cm et 350x200cm
exposition « d’une gravure l’autre » au Musée de Cerdagne – été 2016
exposition Hommage au Docteur en Archéologie Pierre Campmajo
A toutes les saisons, la Cerdagne est d’une beauté à couper le souffle. J’ai eu le privilège d’y réaliser un grand nombre d’empreintes de roches gravées pour l’archéologue Pierre Campmajo . Chaque expédition était pour moi une joie, je pouvais mêler dans un même temps, à la fois l’empreinte elle-même sur les faces de diaclase des schistes rouilles, à la fois le sentiment d’œuvrer pour la recherche archéologique et pour la préservation et la communication de ces gravures ibères, uniques au monde, à la fois profiter de ces moments de contemplation de cette merveilleuse plaine d’altitude et de la compagnie de Pierre .
Exposer à Cal Mateu, musée de Cerdagne et ferme emblématique, découverte encore et toujours par Pierre fut une expérience épaisse de cette mémoire du lieu et des êtres qui l’animent.
« Ces Pierres qui nous parlent » titre de l’ouvrage de thèse de Pierre, induit l’idée forte que même si nous ne comprenons pas, au jour d’aujourd’hui la dénotation de ces inscriptions ibères, elles nous parlent quand même. Je ne peux m’empêcher d’établir un lien processuel avec la peinture qui dispense des signes qui, bien que renvoyant exclusivement à l’ipséité du sujet actant la peinture, s’adressent à tous les sujets regardant la peinture, comme s’il y avait un ordre subsumant la singularité des êtres, un ordre d’interface participant de » l’idem » et perceptible par toutes et par tous, et qui tramerait des transversales entre les êtres, dans un quiproquo librement consenti. Implicitement, une typologie de forme, de matière, de couleur s’est mise en place, pour ouvrir le regard sur une poétique d’espace mêlant l’univers rupestre de la plaine de Cerdagne et celui de ma peinture.
géotextiles / acrylique 250×100 et 100×80
exposition dans la crypte du cloître d’Arles-sur-Tech – été 2016
« Abordage aux confins du connu et de l’inconnu » titre emprunté à un texte de la sémioticienne Joëlle Réthoré, exprime bien le vécu de ce moment , de cet espace interface qui advient dans le déroulé du rituel de peindre quand l’intention s’efface , quand l’objectivation de la pensée plastique laisse la place à un nouvel ordre de la peinture, dont je me vis comme l’origine mais dont je ne mesure ni l’anamnèse ni le projet…Le moment où j’accepte ce qui se présente au bord de ma démarche, au delà du bord de ma démarche et qui l’inonde d’un doute méthodique. Non seulement je l’accepte mais je le porte, le désire et l’excède dans l’élan d’une « représentation de liberté » acquise contre moi même et par moi même. Il y a une squeeze du moins de ce qui préside à la décision de mes actes « peinture ».
Ce processus, je le vis comme un abordage.
premières peintures à l’origine du dispositif scénique du collectif performatif « Dérives de Raison » à la Funéraria du Campo Santo adossé à la Cathédrale de Perpignan. 2014
géotextile / acrylique 350×200
Les sculptures sont de Raphaël Maureso, mon fils.
Premiers grands formats ( 350×200) et première volonté d’inscrire entre mes peintures l’interface d’une poétique d’espace, devant accueillir l’autre, les autres par la suite…Mon langage plastique a intégré de nouvelles formes à son lexique, indexées sur la mémoire de ma pratique mais qui scrutent un autre univers, sombre et « poreux à notre connivence » comme a pu l’écrire Joëlle Réthoré ( sémioticienne et membre du collectif « Dérives de Raison »). J’ai travaillé dans cette perspective, nourri par nos échanges théoriques et le désir d’une architecture formelle pour assoir une réflexion en besoin de renouveau. Toutefois je n’ai jamais perdu de vue que l’acte de peinture se joue de mon intentionnalité, et que mes inférences formelles sont déjouées par la peinture elle même, se faisant.
Cette expérience a mis en lumière le fait que ma théorie selon laquelle l’acte de peinture serait une résistance à toute intentionnalité induite, du sujet actant la peinture, est un peu caricaturale et qu’en fait l’acte de peinture porte en lui le va et vient dialectique entre la liberté acquise de l’acte de peinture et son assujettissement simultané à l’intentionnalité du sujet actant la peinture. La force qui trouble le regard s’origine dans cette interface, dans cette bataille et cette coalescence d’amour simultanée à l’image de l’existence. Il y a là l’expression d’un principe fondamental de la vie .
« El ven » série de dessins sur feuille d’arche 65×50 pastel / mine de plomb
exposition au Musée Rigaud à Perpignan 1994
Pourquoi le vent ?
Mon langage de formes s’origine dans le « Paradis perdu de mon enfance ». Fils unique et souvent seul dans la campagne, près de Perpignan , sur le territoire des « Aspres », territoire particulièrement venté, j’ai le souvenir diffus de mon ressenti.
Le vent anime l’immobilité du champ du sensible, il le traverse et me traverse créant ainsi une sorte de lien transversal entre cet espacement perceptif et moi même. Il me traverse mais je résiste, « je ne vais pas où le vent me mène » et je décide alors de fixer mon cap et de « tirer des bords » si nécessaire pour y parvenir. C’est là, que commencent à se construire les fondements d’une philosophie singulière de la vie, je n’en avais pas conscience alors mais aujourd’hui, j’ai dans l’idée qu’il existe une analogie processuelle entre mon rapport au vent d’autrefois et mon rapport actuel à la mouvance culturelle et artistique dans son principe. Je résiste aux présupposés enjeux de la peinture d’aujourd’hui.
« Ocells » série de peintures sur médium /stratifié 120×80 et dessins à l’encre sur feuille d’arche 65×50
exposition espace Maillol au Palais des congrès de Perpignan . exposition en hommage au poète Jordi Pere Cerda
et son recueil de textes poétiques « ocells » mis en musique et chanté par l’emblématique chanteur catalan Pere Figuères